Du chemin des Ursins, débouche le trio :
Pas le trio "Raisner"...pour un oratorio !
Mais celui des cabots, de ces trois fins diserts,
Nous donnant chaque jour de sublimes concerts.
" Faisons vibrer les seaux ! Rouler les estagnons !
Unissons nos trois voix ;aboyons et grognons !"
Las , d 'écouter toujours les mêmes virelais,
L' auditoire exédé , fait valser les balais !
Si nous avons les chiens ,le jour pour nous charmer ,
Nous avons les duos , la nuit , pour nous bercer.
Les matous de Bagnols se donnent rendez-vous ,
Pour chanter leurs espoirs , leurs rêves les plus doux.
Quand les nerfs sont à bout, pour payer son "écot",
Une fenêtre s' ouvre et vlan !" Voilà mon pot ".
C' est un sauve qui peut ; véritable panique,
Où chacun en courant, s' en va vers la clinique.
Le grand émoi passé, la souillure effacée ,
Ne pensant déjà plus à l' infâme saucée ,
Dans l' impasse Conti* , une fois bien remis ,
Tous les chats réunis , matous gris insoumis ,
Pour calmer et bercer le sommeil des malades ,
Reprennent tous en coeur , leurs douces sérénades !
*
Rue du four Canihllac : rue reliant la place Puech à la rue de l'horloge.
Rue Conti dans laquelle se trouve la Clinique Conti.
La place Puech se trouve en haut de la rue du Roc.
* Ce récit a été écrit par : g.D... en 1952
Pas encore de tout à l 'égout et pas de voitures sur la place Puech !
Ni de fosses septiques. Le matin on allait jetter son seau hygiénique
Prés des remparts. Quelle époque ! Les gens n'étaient jamais malades et
devenaient centenaires !!!!!!
Partager l'article !Les Heureux de Bagnols ( Suite et fin):
Du chemin des Ursins, débouche le trio :
Pas le trio "Raisner"...pour un oratorio !
Mais c ...