Histoires vécues par un Grand Père

Publié le par haddaprof

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           Mais oui c'était hier mon anniversaire; je n'arrive pas encore à croire qu'il y a soixante dix huit ans en Algérie naissait un petit Robert car tel est mon prénom officiel.C'est au cours d'un voyage en France que mon prénom est devenu Marcel cette transformation reste encore un mystère.Ce prénom m'a suivit presque toute ma vie et c'est à Toulouse à la caserne Cafarelli que pour la première fois à vingt ans j'ai repris mon vrai prénom Robert .Voilà pour le prénom du futur arrière grand père mais voyons ce que va devenir robert marcel dans les années mille neuf cent trente quatre. Nous étions à cette époque en location dans un petit appartement pas trés loin du cimetière de Sétif  une ville assez importante (dont on parlera le 8 mai 1945) Ville agricole sans industrie sauf une fabrique de pâtes alimentaires où travaillait mon oncle Lissou (Ulysse) le frère de ma mère .
Sétif (Sitifis) était du temps où les Romains occupaient l'Afrique du nord une région sur les hauts plateaux où les terres trés fertiles donnaient  de bonnes récoltes de blé dur ce qui avait amené à dire que Sétif était le grenier du bassin Méditerranéen .
La population en majorité musulmane était bien supérieure à la population disons chrétienne car c'est sous cette appellation que se différenciaient les deux ethnies.Le mot pied noir n'avait pas fait son apparition(inconnu à l'époque) 
La vie s'écoulait lentement pour le petit que j'étais (5 ans ) et pour un enfant de cet âge les souvenirs sont flous. Cependant certains souvenirs sont incrustés à jamais et je me souviens trés bien des évasions de chez moi pour aller voir Monsieur MIRA un menuisier dont l'atelier jouxtait l'appartement de mes parents. Il fallait que ma mère vienne me tirer avec vigueur pour me sortir de la menuiserie dans laquelle je me sentais si bien et où il y régnait une douce chaleur en hiver et l'odeur des copeaux qui voltigeaient comme des papillons dans ce petit atelier où une odeur de colle de poisson m'envahissait et qui sait ? Me grisait ; une drogue déjà à cinq ans .
A cette époque je n'avais pas de jouet si ce n'est une petite poupée en sciure  que je nommais Madelaine et un tricycle avec lequel je faisais des tours autour de la table de la salle à manger lorsqu'aux heures des informations retentissait la "Marseillaise" Alors là je n'aurais pas donné ma place pour un boulet de canon.
 Cet appartement étant un peu juste pour quatre (il y avait ma soeur paulette)

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G
Super Pépé, te voilà à la page !! ça fait plaisir de pouvoir avoir un aperçu de ton passé... A bientôt, <br /> Germain.
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