Parties de chasse en Kabylie

Publié le par haddaprof

 En 1938 nous avions toujours notre armada de chiens" pointer" et les parties de chasse que mon père me proposait le jeudi me ravissaient .autant dire que la veille j'étais tout exité et je ne fermais presque pas l'oeuil de la nuit de peur que mon père ne me réveille pas .Aprés un petit déjeuner qui était toujours du café au lait ,nous poussions la moto hors du sous sol et faisions le plein de mélange. Il faut dire que les huiles moteur étaient rares et trés chères aussi mon père faisait du mélange essence/ huile d'olive. La moto a toujours bien marché l'huile d'olive étant un trés bon lubrifiant; en effet l'huile d'olive tout le monde le sait,est une huile qui conserve son pouvoir lubrifiant même à trés haute température . Nous avions donc résolu la solution du mélange et avons pu rouler même pendant la guerre avec cette "TERROT" increvable qui absorbait les nids de poules des chemins campagnards en terre battue; assis sur le réservoir en amazone je supportais le suplice des cahots ; l'envie d'aller à la chasse m'empêchait de sentir mes pauvres fesses qui étaient livrées à rude épreuve 
     Nous allions en été vers le MEGRIS une montagne de plus de mille mètres et la ville de Sétif étant déjà à mille cent mètres c'est une ballade qui ne se faisait pas sans une joie pour moi et une incertitude de mon pére ; pourrais je supporter à neuf ans cette épreuve ?
  Lorsque nous approchions d'un douar une quantité d'enfants arrivant de n'importe où, encerclaient la moto . Ils savaient qui nous étions ils nous avaient déjà vus et ils se disputaient la garde de la moto. Un ou deux enfants surveillaient la Terrot pendant que nous allions franchir quelques rochers et escalader pour arriver sur le terrain plus propice. En général mon père savait où les perdreaux se trouvaient pas loin d'une source. Dans cette montagne il y avait beaucoup de petites sources aussi ne prenions nous jamais à boire .
   Je suivais mon père à quatre pas derrière et les coups de fusils ne tardaient pas a partir. Les petits yaouleds (c'est le nom des petits enfants kabyles) qui nous avaient suivis ne nous lachaient pas d'une semelle ils poussaient des vrrr!vrrr!  vrrr! pour faire s'envoler les perdreaux.

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