çà a failli tourner au drame(encore histoire de chasse 1944)
Encore une histoire oubliée mais qui n'est pas effaçée et qui surgit brusquement. Nous étions encore partis au sud est de Sétif et avec le froid qu'il faisait cet hiver là il fallait en vouloir . La chasse est une passion qui fait fi de tous les dangers et le mauvais temps ou le froid n'arréte pas les passionnés. La moto Terrot toujours vaillante malgré toutes ces souffrances dans les chemins affreux nous avaient conduis du côté du MEZLOUG une région où les hammams sont légions et où l'eau sort de terre assez chaude pour pouvoir prendre des bains toute l'année. Cette année là les canards étaient en nombre et mon père décida d'aller leur dire un petit bonjour et pourquoi pas en faire rôtir un .
Nous voilà arrivés, le chien (king) descendu de sa caisse et nous voilà au bord de l'eau avec des berges gelées sur les bords. Les canards n'étaient pas au rendez-vous mais qu'importe nous casserions la croûte avec nos éternelles sardines et le jeudi passerait pour moi trop vite car la chasse me plaisait. Nous vîmes passer un vol de grues cendrées mais trés haut et impossible à tirer. A l'époque il y avait des milliers de grues et il me semble en avoir goûtées et avoir retrouvé le goût de la dinde. Mon père avec sa serpette fit un petit abri et nous accroupissant, il fallu bien attendre que quelque chose arrive.
L'attente fut brève. Deux cols verts et leur femelle se posèrent à quelques métres de notre abri . Le fusil "cassé" fut vite mis en position et deux coups partirent l'un faisant mouche et notre canard tombat presque à nos pieds mais dans le ruisseau . Mon père fit un bon en sortant de la hutte mais le canard était hors de portée et le courant ne faisait pas venir le canard vers la berge. Le chien" pointer" n'aimait pas trop l'eau froide et c'était un désespoir de voir notre canard filer . Il allait passer à notre niveau quand mon père eut la malencontreuse idée d'essayer avec le fusil de le crocheter au passage. La prise qui fuyait lui enleva le sens de la prudence . Son idée n'était pas mauvaise mais...
Il s'avança sur le bord ne pensant plus qu'à sa prise; la berge céda sous son poids et le voilà dans l'eau jusqu'en haut des cuisses . Il récupéra malgré tout son canard mais quel demi-bain en hiver !. Il tordit son froc et le remis humide. Nous rentrâmes aussitot mais en moto en hiver avec un pantalon mouillé, il fallait qu'il soit robuste pour résister et reprendre son travail le lendemain matin aprés quinze kilomètres au froid et au vent.
A soixante ans je n'avais jamais vu mon père couché avec la moindre grippe ou quoi que ce soit . On peut dire qu'il avait une santé à toute épreuve.Voilà pour la chasse au canard.
On appelle "fusil cassé un fusil en croix et hors de service par prudence"
Ceci ce passait dans les environs du " DJEBEL YOUSEF" au sud de SETIF région particulièrement propice aux oiseaux migrateurs.
Cétait en 1943 ( j'avais 14 ans )
Nous voilà arrivés, le chien (king) descendu de sa caisse et nous voilà au bord de l'eau avec des berges gelées sur les bords. Les canards n'étaient pas au rendez-vous mais qu'importe nous casserions la croûte avec nos éternelles sardines et le jeudi passerait pour moi trop vite car la chasse me plaisait. Nous vîmes passer un vol de grues cendrées mais trés haut et impossible à tirer. A l'époque il y avait des milliers de grues et il me semble en avoir goûtées et avoir retrouvé le goût de la dinde. Mon père avec sa serpette fit un petit abri et nous accroupissant, il fallu bien attendre que quelque chose arrive.
L'attente fut brève. Deux cols verts et leur femelle se posèrent à quelques métres de notre abri . Le fusil "cassé" fut vite mis en position et deux coups partirent l'un faisant mouche et notre canard tombat presque à nos pieds mais dans le ruisseau . Mon père fit un bon en sortant de la hutte mais le canard était hors de portée et le courant ne faisait pas venir le canard vers la berge. Le chien" pointer" n'aimait pas trop l'eau froide et c'était un désespoir de voir notre canard filer . Il allait passer à notre niveau quand mon père eut la malencontreuse idée d'essayer avec le fusil de le crocheter au passage. La prise qui fuyait lui enleva le sens de la prudence . Son idée n'était pas mauvaise mais...
Il s'avança sur le bord ne pensant plus qu'à sa prise; la berge céda sous son poids et le voilà dans l'eau jusqu'en haut des cuisses . Il récupéra malgré tout son canard mais quel demi-bain en hiver !. Il tordit son froc et le remis humide. Nous rentrâmes aussitot mais en moto en hiver avec un pantalon mouillé, il fallait qu'il soit robuste pour résister et reprendre son travail le lendemain matin aprés quinze kilomètres au froid et au vent.
A soixante ans je n'avais jamais vu mon père couché avec la moindre grippe ou quoi que ce soit . On peut dire qu'il avait une santé à toute épreuve.Voilà pour la chasse au canard.
On appelle "fusil cassé un fusil en croix et hors de service par prudence"
Ceci ce passait dans les environs du " DJEBEL YOUSEF" au sud de SETIF région particulièrement propice aux oiseaux migrateurs.
Cétait en 1943 ( j'avais 14 ans )
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