1945 : Octobre Nous allons quitter l'Algérie.

Publié le par haddaprof

Les évènements du 8 mai à Setif nous ont affectés et la mutation de mon père pour Toulouse n'a pas traînée. La maison a été vite vendue et son contenu aussi (piano,meubles,moto,etc...) la surprise a été grande pour nos parents de Sétif qui étaient loin de penser que nous partirions si vite . En effet les européens qu'on appelera par la suite pieds noirs ont mis un sacré temps pour comprendre que l'Algérie c'était fini. Penser à celà dix sept ans avant l'exode de soixante deux , n'était pas recevable. Nous qui avions été au contact, grace à nos sorties, avec les populations des bleds et les pauvres kamès * nous avons évolués et compris que la colonisation était sur sa fin.
Nous passions à l'époque pour des illuminés et Jamais un européen aurait eut cette idée folle de quitter cette Algérie que l'on croyait française . Nous connaissions en plus Monsieur Ferrat Abbas pharmacien de Sétif et son préparateur en pharmacie le sympathique Sidi Moussa avec qui nous avions des conversations fort intéressantes sur le possible avenir de l'Algérie.
Ce départ vers la France était pour nous, moins éprouvant que ce qu'il a été pour les Algériens. Mon père avait  été envoyé en Algérie aprés la guerre de 14/18 et ce départ pour la France il l'envisageait  depuis 1939. Nous savions où nous irions et nos valises furent vite faites. Sa nommination pour Toulouse en poche, nous n'attendions plus que les billets pour embarquer à Alger.
Nous ferions un arrêt à Bir kadem chez des amis et la traversée ne serait croyait-on qu'une ballade en mer . La suite fut pour nous une dure épreuve ...

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